REVUE DE PRESSE
"Alors que le corps féminin est soumis à des stéréotypes persistants, le projet du collectif Les Bourrasques arrive comme une bouffée d'air frais"
"Manipuler le corps, c’est le transformer, le sculpter, le violenter parfois. Épidermes renvoie à ce qu’on veut imposer au corps, par soi-même ou par l’autre. À l’aube du posthumanisme, rien de plus normal, pourrait-on dire. En pandémie, le corps s’ankylose. Pas la littérature. Elle explore les genres, les récits, les styles. La binarité est morte et enterrée. Vive l’hybridité !"
"Des écrits intelligemment inusités, une déconstruction de la narration classique, un rendez-vous avec le corps et plus intimement, avec les viscères, les fluides, l’intime, sans retenue, parfois des poèmes éclatés écrit par des auteur(es) qui risquent le tout pour le tout pour proposer une nouvelle approche littéraire, de nouveaux signes grammaticaux. Des plumes libres, affranchies, dignement incertaines, en quête parfois d’une identité qui se manifeste essentiellement par un rapport avec le physique."
"La violence conjugale, la mort, la vieillesse, la maladie qui gruge la chaire, le sexe, l’itinérance ou encore la surdité : Épidermes passe la loupe sur différents aspects de la vie tout en gardant l’humain au cœur de sa démarche."
"De l’inquiétante Wake, de Fanie Demeule, ouvrant le recueil,où mort et vie s’entrelacent dans une beuverie aux accents rabelaisiens, en passant par la cauchemardesque Effet ambre (Sophie-Anne Landry) et ses statues de cire figées vivantes ou encore l’étonnante Monument (Ariane Gélinas), où un pont en décrépitude échange sa rouille contre la douleur humaine, dont il se délecte, lesnouvelles explorent différentes formes d’écriture (prose, poésie narrative) et denarration, surprennent, émeuvent, inquiètent."